Une poignée d’hommes partage les richesses
Pendant qu’des millions d’autres crèvent en silence de sécheresse
Certains sont sur des yachts pendant qu’d’autres
Quittent tout, boat-peoples en détresse
Des taulards qu’on pousse à la faute
Pendant qu’nous on trinque
Vous vous trinquez sur le dos des nôtres
Exploitez le monde avec outrance
Ecrasant les peuples, peu importe les souffrances
Ça parle en parts de marché
Se placer dans les pays où la main-d'œuvre est bon marché
Tout est bon pour le profit
Sans penser à demain, aux générations qui se profilent
Diviser pour mieux régner
Mais combien d’hommes pour votre petite personne ont dû saigner
Y a pas de gloire sans douleur
Seul compte le dollar et peu importe son odeur
Un autre monde, une autre vision, un autre monde
Vos projets on n’y croit pas
Vos rêves à vous n’sont pas les nôtres, on nous inonde
De mensonges dans les médias
Trop d’excès, trop de guerres et trop de bombes
Cautionner ça on n’peut pas
Ne pas crier, ici-bas la rage du peuple monte
Condamnés à la perte
Les puissants ont tracé nos décès
Bienvenue sur la planète Guerre
On n’y compte plus les blessés
Les morts à chaque coin, perdus dans la folie
Un monde où quelques chiens sèment la terreur et l’agonie
C’est un sport pour quelques-uns de courir après les richesses
Et c’est une planète entière qui va en payer le prix cher
Alors écoutez notre vision, on est tous déboussolés
Mais l’heure est grave et c’est pas tes statistiques qui vont nous sauver
Ne vois-tu pas l'écart, la fracture irrémédiable
La marque de la Bête, des codes-barres et des larmes
De la haine à tout-va à n’plus savoir qu’en faire
Des bombes, brahh! du sang, c’est ici-bas qu’on brûle en Enfer
Regarde l’envers du décor, regarde la réalité du cauchemar
Trop de mal, t’approche pas de leur Diable, écoute
L'écho de ceux qui n’pourront plus jamais s’taire
Ou d’une simple gosse des rues, enfant de la planète Terre
L’avenir est noir, les esprits sombrent dans la démence
Les frères n’ont plus une once d’amour et ni même de clémence
Royaume des ombres, les cœurs se ferment, se perdent dans l’errance
Couronne de ronces là où l’cynisme a crucifié l’espérance
Crois-moi, on tombe plus qu’on ne gagne, réduits au silence
L’appât du gain, on stagne à vouloir faire enfler nos finances
Des pères de guerres fraternelles, telles des peines ou des pénitences
Formatés à n’plus être soi-même, à décalculer l'évidence frère
On craint pour notre avenir, plus rien n’a de sens à vrai dire
On est sans repères, tout s’empire
Et la merde on peut la sentir
On avance en attendant l’pire
Pendant qu’eux dansent, nous on respire
On panse les plaies des nôtres avant tout pour ne plus souffrir
Ils disent défendre la vie mais prennent plaisir à nous voir crever
Pères, mères à l’agonie, bitume et peine pour nous abreuver
Eduqués à la haine pour semer division
Crois en tes rêves, ils sont plus vrais que toutes leurs prisons d’illusions

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