Des rideaux peints couleur tristesse
Poussières de larmes sous les replis
La confiance qui se fait modeste

Des moments de joie en sursis
Des silences cachés sous la couette
La peur comme compagnon de lit
Des soupirs de regrets
Et le désir défait

Éclats de verre, éclats de voix
Retour sur l’espace non–retour
Un sol qui reconnaît les pas
D’un quotidien en mal d’amour
Il a supporté tout le poids
D’un mariage devenu trop lourd
D’une grâce qui s’épuise
De la honte qui s’enlise

Il fallait fuir
Courir
Ne pas laisser tout se détruire
Il fallait fuir
Courir
Ne pas se laisser engloutir
Il fallait fuir

Si les fenêtres pouvaient parler
Ces cris qu’elles ont dû étouffer
Même la douce brise de juillet
Passait comme un entrefilet
Les murs savent bien toutes les promesses
Changées en amères défaites
Et l’espoir oublié
Dans le fond du grenier

Combien de courage
Pour plier bagages
Combien de courage
Pour briser une vie en cage

Il fallait fuir
Courir
Ne pas laisser tout se détruire
Il fallait fuir
Courir
Ne pas se laisser engloutir
Il fallait fuir
Courir
Ne pas laisser tout se détruire
Il fallait fuir
Il fallait fuir
Il fallait fuir

(Merci à Mira pour cettes paroles)

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