Ouais, je parle pas,
Ou alors que de moi,
J’ai pas d’autre sujet,
Ni la mémoire des noms,
C’est pas compliqué :
Je me souviens jamais.
Vos idées je m’en fous,
Même si je fais semblant de bien vous écouter,
Vous me trouvez sympa,
Mais en fait c’est pas vrai.

Car j’ai le rire facile
Et l’esprit plutôt cool,
Le physique souple
Et les pensées modernes,
Vous me croyez capable d’encaisser des montagnes
Et de porter vos poubelles,
Mais vous vous méprenez,
J’ai les mêmes choses que vous,
Petite et frêle,
Incompétente et lâche.

Qu’est-ce que tu deviens ma chère confiance?
Je t’ai écrit, et sans réponse,
Je cherche ta trace sur le chemin,
Les petits cailloux ont dû rouler,
Le bois est noir, les arbres griffent,
Je perd mon souffle sur la falaise,
Un vent tout blanc,
Et les vautours qui tournent autour

Oui toutes les stations essence
Des routes de France,
Je les ai connues,
Tous les hall de gare
Où j’ai rasé les murs
En attendant le jour.
Si ça vous rassure, faut vous faire à l’idée
Qu’un petit asticot peut me faire tressaillir,
Et un seul mot de vous ébranler mes murailles.

Et comme je l’ai dit, je ne parle que de moi j’ai pas d’autre sujet,
Sinon je suis pas concentrée,
Mais là c’est revenu, j’ai gagné la bataille,
Je pourrais vous aider à tout déménager,
Je tiendrais le volant,
Et vous emmènerais toucher le bout du monde.

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